Le toilettage humain par Daniel Laberge
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Votre seuil de la douleur

Degrés de douleur

Vous avez votre tolérance personnelle à la douleur.
Vous pouvez différencier: faire mal un peu et faire mal beaucoup.
Mais où la douleur commence-t-elle?
Quel est le minimum requis avant que vous ne disiez que ça fait mal?
Que dire d'un picotement? D'une démangeaison?
Est-ce de la douleur pour vous?

Le seuil de la douleur

Appelons le point où vous trouvez que ça commence à faire mal: votre seuil de la douleur.
Généralement, vous ignorez ce qui est en dessous et vous vous éveillez lentement à ce qui se trouve au-dessus.

Seuil de la douleur

Votre seuil de la douleur peut changer en fonction de pressions internes ou externes, telles que le stress et la fatigue.

Les humains haussent
leur seuil de tolérance
toute leur vie

Vous essayez de ne pas laisser la douleur vous importuner.
Vous passez à travers vos activités malgré sa présence.
Sans vous en rendre compte, vous haussez continuellement votre seuil de la douleur.
Au moins, vous avez la paix jusqu'à ce qu'il soit atteint.
À cause de votre manque de toilettage, la quantité de douleur que vous ressentez augmente toute votre vie.
Vous haussez continuellement votre seuil de tolérance pour compenser.
On appelle ça le poids des ans.

Rebaisser votre seuil

La douleur de faible intensité est un avertissement.
Il faut la prendre en considération et l'analyser logiquement.
Des actions pour prévenir son augmentation et l'arrêter doivent être entreprises sur-le-champ.
Quand vous ignorez un picotement, une irritation, une démangeaison, ..., vous rehaussez votre seuil d'un cran.
Vous devenez insensible.

Tolérance à la douleur

Pincez la peau de votre avant-bras à différents endroits avec vos ongles.
Ressentez-vous de la douleur?
Bien!
Maintenant, gardez la pression sur votre pincement pendant plusieurs secondes.
Remarquez comment la douleur diminue.

Récurrence des maux et douleurs

Votre douleur revient souvent aux mêmes endroits?
On la surnomme alors «douleur chronique».
Fois après fois, elle est causée par les mêmes croisements de plis.
La douleur qu'ils génèrent peut aller et venir au gré des variations de vos pressions sanguine et internes et des changements de tension de la peau avoisinante.
Parfois la douleur est grande, parfois elle est supportable, parfois elle est absente.
Vous ne la remarquez que quand elle dépasse votre seuil de la douleur.

Variations de tension de la peau

Votre peau est le miroir de votre condition physique et de votre état mental.
Une mauvaise digestion, un manque de sommeil, le stress, ..., même des évènements naturels, tels que les menstruations, se reflètent sur la condition quotidienne de votre peau.
Souvent, la peau devient enflée, accroissant la tension sur les croisements de plis.
Les conditions externes, comme la pression atmosphérique, l'humidité, la température, ..., provoquent des changements substantiels dans votre peau.
Par-dessus tout, vos actions et gestes de tous les jours, même pendant que vous dormez, défient l'intégrité de vos croisements de plis actuels.
Même le fait de tenir une posture étrange quelques minutes peut ruiner l'équilibre qui existe entre eux.
Un croisement de plis irrité peut faire mal pendant quelques jours, le temps qu'il se rebâtisse une protection.

Les attaques de douleur

Quand tout va bien, la quantité de douleur provenant d'un croisement de plis demeure en dessous de votre seuil.
Puis, vos actions dérangent l'intégrité de la structure que le croisement a construite pour se protéger.
Vous avez mal.
Ça peut prendre des jours avant que les tensions ne se redistribuent.
La structure doit être réparée et solidifiée avec de nouvelles couches d'épiderme et possiblement des plis de barrage.
Vous vous habituez à l'inconfort.
Tôt ou tard, la douleur redescendra sous votre seuil.
Ces attaques deviennent habituellement de plus en plus longues et douloureuses au fil des ans.

 

  

 

 

 

 

L'éveil continuel à la douleur

Allongé sur un lit,
vous pouvez sentir
le picotement perpétuel
de la douleur, alors que
votre attention saute
d'un emplacement à un autre

Votre cerveau ne peut réellement se concentrer que sur un endroit douloureux à la fois.
Si plusieurs sources sont présentes, il oscillera de l'une à l'autre, donnant toutefois préséance à la plus aiguë.
Mais, la plupart du temps, vous ne ressentez pas de douleur. N'est-ce pas?
En êtes-vous certain(e)?
L'éveil continuel à la douleur est l'action d'abaisser votre «seuil de la douleur» de façon à ressentir celle que vous ignorez normalement.

Pourquoi voudriez-vous faire ça?

L'idée est de toiletter les plis offensants avant qu'ils ne fassent vraiment mal.
Afin de prendre les mesures requises aujourd'hui, il est préférable de savoir où la douleur se pointera demain.

Comment pratiquer
l'éveil continuel à la douleur

Pour obtenir les meilleurs résultats, couchez-vous sur le dos dans un endroit calme et silencieux.
Fermez vos yeux, évacuez vos pensées et concentrez-vous sur toute douleur de bas niveau que vous pouvez ressentir n'importe où sur votre corps.
Vous ressentirez des picotements et des pincements légers que votre esprit essaie de suivre alors qu'ils semblent sauter d'une place à l'autre.
Placez votre ongle sur un de ces emplacements et explorez-le un peu.
Vous y trouverez immédiatement un croisement de plis et, à l'intérieur de celui-ci, votre douleur.
Mettez de la pression sur votre ongle.
Continuez à picorer l'endroit.
Après quelques minutes, répondez à l'appel d'un autre site douloureux.

 

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